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Au chef des chantres. A Jeduthun, Psaume de David.
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Je disais: Je veillerai sur mes voies, De peur de pécher par ma langue; Je mettrai un frein à ma bouche, Tant que le méchant sera devant moi.
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Je suis resté muet, dans le silence; Je me suis tu, quoique malheureux; Et ma douleur n’était pas moins vive.
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| 4 |
Mon cœur brûlait au-dedans de moi, Un feu intérieur me consumait, Et la parole est venue sur ma langue.
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Éternel! Dis-moi quel est le terme de ma vie, Quelle est la mesure de mes jours; Que je sache combien je suis fragile.
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| 6 |
Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, Et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle. — Pause.
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| 7 |
Oui, l’homme se promène comme une ombre, Il s’agite vainement; Il amasse, et il ne sait qui recueillera.
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| 8 |
Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer? En toi est mon espérance.
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| 9 |
Délivre-moi de toutes mes transgressions! Ne me rends pas l’opprobre de l’insensé!
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| 10 |
Je reste muet, je n’ouvre pas la bouche, Car c’est toi qui agis.
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| 11 |
Détourne de moi tes coups! Je succombe sous les attaques de ta main.
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| 12 |
Tu châties l’homme en le punissant de son iniquité, Tu détruis comme la teigne ce qu’il a de plus cher. Oui, tout homme est un souffle. — Pause.
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| 13 |
Écoute ma prière, Éternel, et prête l’oreille à mes cris! Ne sois pas insensible à mes larmes! Car je suis un étranger chez toi, Un habitant, comme tous mes pères.
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| 14 |
Détourne de moi le regard, et laisse-moi respirer, Avant que je m’en aille et que ne sois plus!
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